Pourquoi la préparation de la main-d’œuvre ne peut plus reposer uniquement sur la formation et le développement
Beaucoup d’organisations croient avoir fait ce qu’il faut en matière de formation.
Les cours sont conçus.
La participation est suivie.
Le LMS est bien rempli.
Les exigences d’audit sont cochées.
Et pourtant, les mêmes enjeux reviennent sans cesse : rendement inégal, intégration lente des nouvelles recrues, erreurs répétées, équipes qui savent théoriquement quoi faire, mais qui ne se sentent pas toujours en confiance pour le faire.
Le problème n’est pas le manque d’efforts.
C’est l’endroit où l’apprentissage prend place.
Les activités de formation ne se traduisent pas automatiquement en compétences opérationnelles. Et dans le contexte actuel — marqué par l’évolution rapide des technologies, l’IA et une pression réglementaire croissante — cette distinction est plus importante que jamais.
Pourquoi les modèles traditionnels montrent leurs limites
Pendant des années, la formation et le développement ont évolué en parallèle du travail, et non à l’intérieur de celui-ci : conçus loin du terrain, offerts par cycles, et mesurés par la complétion plutôt que par la confiance ou la maîtrise.
L’IA met aujourd’hui en lumière les limites de ce modèle.
Les tâches évoluent plus vite que les programmes de formation ne peuvent être mis à jour. Les flux de travail changent en temps réel. Les descriptions de poste prennent du retard. Les formations vieillissent rapidement. Des écarts de compétences apparaissent là où la conformité semblait auparavant suffisante.
Ce n’est pas un échec de la formation.
C’est le signal que le système qui l’entoure doit évoluer.
La formation demeure essentielle — surtout dans les environnements réglementés — mais, à elle seule, elle ne suffit plus. Il faut désormais un système d’apprentissage capable de faire évoluer les compétences au même rythme que le travail.
Et ce virage commence par la culture.
Les compétences se développent lorsque la formation est soutenue par la pratique, la rétroaction et l’application concrète. Sans ces éléments, même les meilleurs programmes peinent à se traduire en performance réelle.
À quoi ressemble réellement une culture de développement des compétences
Une culture de compétences ne signifie pas une formation constante ou une succession infinie de programmes de perfectionnement. Elle signifie que le développement fait partie intégrante de la façon dont le travail est réalisé.
Dans les organisations qui ont une culture de compétences solide :
- L’apprentissage est discuté ouvertement au sein des équipes
- La pratique est attendue, non facultative
- La rétroaction est rapide, constructive et partagée
- Les compétences et les attentes sont visibles
- Le développement est perçu comme pertinent, non imposé
Bien des équipes ne manquent pas de connaissances, mais d’occasions de pratiquer dans des conditions réalistes.
Les compétences ne sont pas quelque chose auquel on « assiste ».
Elles se construisent, graduellement, par l’expérience.
Ce changement est crucial, car les compétences sont dynamiques. À mesure que les outils, les procédés et les technologies évoluent, les compétences doivent suivre. Une culture qui normalise l’apprentissage rend cette adaptation possible.
Le véritable virage : de la responsabilité à l’accompagnement
L’un des plus grands mythes entourant le développement des compétences est qu’il relève uniquement de la fonction formation.
En réalité, des compétences durables émergent lorsque la responsabilité est partagée :
- Les leaders établissent l’importance de la compétence
- Les gestionnaires créent de l’espace pour la pratique et la réflexion
- Les experts de contenu partagent leur expertise avec structure et soutien
- La formation conçoit les systèmes, les cadres et les environnements qui permettent à l’apprentissage de perdurer
Dans un contexte propulsé par l’IA, ce virage est essentiel. Lorsque les outils évoluent plus rapidement que les cycles de formation, la capacité d’apprendre, de s’adapter et d’appliquer les connaissances devient plus précieuse que la maîtrise d’un seul système.
Une culture de compétences permet aux organisations d’absorber le changement plutôt que d’y résister.
Pourquoi l’apprentissage pratique ancre la culture
La culture ne se construit pas à coups de politiques ou de présentations stratégiques. Elle se construit par l’expérience.
L’apprentissage pratique et expérientiel — que ce soit par la simulation, des environnements de pratique ou l’application structurée en milieu de travail — joue un rôle clé dans l’ancrage d’une culture de compétences. Il offre un espace pour essayer, ajuster et gagner en confiance, sans conséquences à haut risque.
La confiance ne vient pas du fait qu’on nous dise que nous sommes compétents.
Elle vient du fait de faire le travail, à répétition, dans des conditions qui reflètent la réalité.
C’est pourquoi l’apprentissage expérientiel n’est pas qu’une méthode de formation — c’est un signal culturel. Il indique que l’apprentissage est attendu, soutenu et valorisé.
Les compétences sont un choix de leadership
Les organisations ne développent pas une culture de compétences par hasard. Elles la bâtissent intentionnellement — à travers les systèmes qu’elles conçoivent, les comportements qu’elles valorisent et l’espace qu’elles accordent à l’apprentissage au cœur du travail.
Dans une économie définie par l’IA, l’automatisation et le changement constant, la culture de compétences devient un point d’ancrage. C’est ce qui permet aux équipes de demeurer confiantes, même lorsque le terrain change sous leurs pieds.
La question n’est pas de savoir si votre organisation valorise l’apprentissage.
La vraie question est de savoir si l’apprentissage est intégré à la façon dont le travail se fait réellement.
Si vous êtes prêt·e à aller au-delà des solutions rapides et à rendre la formation plus stratégique, nous serions ravis d’explorer ce que cela pourrait représenter pour votre équipe.
Communiquez avec nous à lee@castlcanada.ca pour discuter de ce à quoi pourrait ressembler une véritable culture de développement des compétences pour votre organisation.

